Que répond tu quand on te dis que tes sujets son prosaïques, que tu manques d’imagination ? Est-ce que tu te sens redevable à Pop-Art et leur introduction des thèmes vernaculaires mais aussi par leur utilisation de la photo ? Laid ? Que réponds tu quand on te dis que tu es un peintre éclectique ? Compliment ou défaut ?

A ce sujet, tu travailles d’après les photos, est ce qu’il t’arrive de travailler sur le motif.

Est-ce que tu considères que tu procèdes par séries, suites ou plutôt par thème et variations ?

Quelle est la place du hasard dans ta technique ?

On est frappé par l’absence des personnages, en dehors de quelques représentations de ta famille. A l’opposée, on trouve les autoportraits. Pourquoi cette absence des personnages ? Et pourquoi cet écart entre les autres et toi ?

Les images de ta famille sur la plage : une forme d’ironie face aux lieux communs, une forme de nostalgie ou les deux ensemble ?

Depuis quelques années, passage de l’urbain à la nature, ou plus précisément on a l’impression d’une alternance entre ces deux sujets

Tu as dis : je suis un peintre abstrait avec un sujet. Peux tu développer cette affirmation qui semble paradoxale ? Peut on parler de figuration non narrative – même si en réalité c’est impossible

Ton dernier tableau, plutôt idyllique tranche avec le reste

Je peins ces immeubles comme des objets et je trouvais que c’était mieux de le vider de la population, cela donnait un sentiment de mélancolie profonde que je voulais amener dans ces images, de tristesse Plus j’efface les signes plus je laisse de liberté au spectateur, il va plus rêver. Je trouvais ça beau. Moins on montre plus on dit.

Grille, rapport à l’actualité

Jaune Colza, 2022, est sans doute une de celles qui se situe à la lisière de l’abstraction. Curieusement, cette toile est une version très proche de celle de 1993, Champ de colza que, selon l’artiste, nourrit parfois encore sa peinture.