On connaissait l’association de Braque et Picasso. On connaît mieux maintenant, grâce au Musée de Lodève, les rapports d’amitié et de création entre Derain et Vlaminck, qui partagent pendant des années le même atelier à Chatou. A l’aide de leur correspondance et surtout par une juxtaposition judicieuse de leurs toiles (de 1900 à 1915, les années fauves), on suit le “tissage plastique” entre ces deux artistes. Plus de stabilité chez Derain (avec, comme point fort, trois splendides vues de Londres de 1906), des hauts et des bas chez Vlaminck, ces paysages simplifiés et éclatant de couleur, offrent un chapitre important de la modernité.