La peinture de Slovak parle à voix basse et on se penche pour l’écouter, comme il sied pour la confidence. Mieux, elle semble arriver à donner une forme picturale à ce qui paraît irreprésentable : le silence. Le regard est convié à pénétrer à l’intérieur, mais tout reste évanescent, insaisissable, et, d’un espace sans profondeur, émergent à peine des ombres, des silhouettes qui s’animent parfois, des figures oniriques dans un univers à deux dimensions. Vues de déserts ou paysages urbains verticaux, le monde est figé, toute activité est comme suspendue. Rehaussés de couleurs pastels, ces dessins ou photogravures, semblent préserver un secret.