Se rappeler qu’avant d’être un visage de femme devant une roue de fiacre, ce tableau est un rayonnement doré. Pierre Bonnard, “Le cheval de fiacre”, 1893-5.

La vague décorative, déclenchée par les Nabis, exhibe tous ses effets avec le tableau de Georges Lacombe. “Marine bleue, effets des vagues” 1893.

“Une suite de taches qui se lient entre elles et qui finissent par former l’objet…cet objet est le “Talisman” (Paul Sérusier, 1888)

Sur une plage ou face à un placard entrouvert, des figures en arrêt nous tournent le dos. A l’expressivité traditionnelle du regard se substitue un sentiment du mystère suggéré par des silhouettes isolées. A droite “Sur la plage”, Félix Vallotton, 1899. Ci-dessous “Femme fouillant dans un placard”, Vallotton, 1900-1.

Le profil aigu de Vuillard rappelle l’art de l’arabesque dans l’estampe japonaise, ses couleurs dissonantes annoncent les fauves et les expressionnistes. Vuillard, “Femme de profil ou chapeau vert”, 1890-1.

Très tôt, Maurice Denis est attiré par une volonté d’expression plastique du sacré. Parfois, un symbolisme un peu naïf (figures blanches mi-ange mi-fantômes en bas du tableau) trouble une spiritualité réellement profonde (l’harmonie sereine du rythme vertical des arbres, stylisés à l’extrême). “Les arbres verts”, 1893.