On s’endormait, on s’éveillait, on ne savait pas si c’était Copenhague, Bruxelles ou Amsterdam (Dotremont). Le nom de Cobra (1948), formé à partir de l’initiale des capitales des trois pays d’où viennent ses fondateurs, reste peu connu en France. Pourtant, c’est à Paris que le Belge Dotremont, le Danois Jorn, les Hollandais Appel, Constant et Corneille, se définissant comme “artistes expérimentaux “, rédigent leur manifeste. Marqué par l’esprit surréaliste, puisant ses sources dans l’art primitif et populaire, l’art de Cobra privilégie les lignes serpentines, retrouve le plaisir de la matière et des éclats de couleur. Le bestiaire fantastique, la profusion des visages et des masques créent un effet à la fois inquiétant et fascinant.
Cobra beaux arts
mouvement COBRA et art expérimental
Exposition — Musée Cantonal des Beaux-Arts, Lausanne, Place de la Riponne