Une chose est certaine. Artaud aurait détesté ce que je veux vous proposer. Il est probable qu’il aurait été ravi que son oeuvre soit analysé par un historien d’art qui aurait disqualifié ses dessins en déclarant qu’il se situent en dehors de ce noble domain. Il me semble, qu’il serait furieux d’écouter un historien d’art, qui reste circonscrit à sa volonté de situer hors de toute prise esthétique. Rassurez vous, je ne vais pas tenter d’analyser les dessins et surtout les visages d’Artaud à l’aide des outils habituels : style, technique, composition etc. Mon point de départ est plutôt d’étudier toute la série de dénégations prononcées par Artaud, quant à l’appartenance à l’histoire de l’art. Selon moi, en effet, si l’on peut admettre qu’Arrtaud n’appartient pas à l’histoire de l’art, il serait beaucoup plus difficile de l’exclure de l’art et de l’histoire. Etudier ces dessin c’est trahir en quelque sorte la volonté de Artaud, encore qu’on on connait tous la complexité de la dénégation malheur à celui qui les regard comme des oeuvres d’art Troppréoccupé de les exclure. des visages La volonté de la ressemblance. Je me suis rendu compte immédiatement que en tant qu’historien d’art, le rapport que je peux avoir avec les visages d’Artaud est compliqué parfois géant. Il va de soi qu’il est impensable de juger les visages d’Artaud avec les critères artistique habituels, même si les critères de l’art de 20 sont beaucoup plus souples que ceux du passé. (et même si l’on peut ignorer par ailleursle refus d’Artaud en faire partie de l’hitoire de l’art) Mais, d’autre côté il est impossible d’ignorercompletement ce qui se passe à lamême période dans l’histoire de l’art et la série des visages qui sont malgré tout de type semblables (Michaux, un autre exemple de littéraire et de hallucination, Sauter, un autre exemple d”art excentrique. De même le problème d’une regression volontaire ou compulsionnelle, liée à l’état mentale de A. Artaud définit le plus souvent son art parce qu’il n’est pas. C’est la fameuse phrase de Duchamp, peut on faire des oeuvres sans faire de l’art.Un système de dénégation, qui indique peut être qu’il n’est pas indifférent à l’histoire de l’art. En réalité il est à la fois dans l’histoire et dans l’art. Le problème n’est pas celui l’histoire de l’art ou non. Le problème au 20 siècle est celui d’une volonté de ne plus cacher le travail d’élaboration mais plutôt la montrer, comme le work in progress. mais aussi fait il élaborer ou non (voir Shiele) De même, il se mesure au sommités d’histoire de visages. L’autre dénégation est celle de la possibilité d’un visage. En fait, pour lui, le seul visage impossible plastiquement car il le décrit avant tout, il se l’imagine, sans possibilité de le réaliser. Une tension entre la réalité et ce visage. Cette tension passe par une volonté de créer un visage sans médiateur, comme une expression sevie directement, à chaud; pratiquement sans les mains, sans le résultat réel (voir la phrase de Koko) Chercher une face (voir jabes) L’autre impossiblitéest de representer le cri, la parole. (un contraste avec Munch ou Schiele.) le visage est inséparable de lavoix, la sienne. La boule à cris. Paradoxe, celui de renverser l’ordre habituel, de trouver la forme pour le visage, en quelque sorte un procédé renversé de celui du visage à laquelle la forme doit d’adapter. Un rapport complexe avec la phrase de Matisse Un rapport avec Jawlensky, Une formalisme étrange, chez qu’lqu’un qui veut obtenir une transmission d’une expression pratiquement à travers une forme nue, oùrien n’est superflu. Peut être ce ne pas le type d’une forme qu’il cherche mais une forme au degré de nudité extreme. en réalité, il s’agi de trouver une forme sans forme ou autrement dit, une forme d’expressivité qui n’est pas débitaire à la forme, qui n’est qu’expressivité, (un peu comme le cherche, selon Deleuze, Bacon) Le reve du visage qui surgit par lui même, comme la fameuse phrase de Van gogh sur les apparitions. “Car le vrai travail est dans les nuées” (voir la phrase de Klein) “C’est la recherche d’un monde perdu, et que nulle langue humaine n’intégre” “mes portraits sont ceux que je voulus représenter, eux même voulurent être”
Son insistance sur des formes inachévées est celui qui sait l’impossiblilité de sa tentative et prefere de la laisser ouvertes inachevée, comme avec l’espoir de trouver une solution. Ces portrait sont quand même souvent signés, comme un signe d’aboutissement.
Mais, d’uatre partie il s’agit d’une forme tout à fait close, au trait vif qui emprisonne comme pour obtenir une partie du corps qui ne se désagrège pas, à l’opposé du reste du corps. “je souffle des formes dures, compactes, opaques, effrénées, sans voussures” forconer renvoi au sentiment qu’on a face aux dessins de Artaud, contrairement à ce qu’ildit ils ne donnent pas la sensation d’être Ebauches. Et je ne dis pas celà dans le sens qu’il s’agit d’une oeuvre parfaite, travaillée de façon définitive. C’est plutôt le sentiment qu’ilne s’agit pas d’une étape mais de point d’arrivé, de fermeture plus que d’une ouverture. Chez A le cri de douleur est impossible. Car toute la structure va à l’opposé de la possibilité d’une ouverture vers l’exterieur. Déjà le choix de dessin, de la ligne, qui comme le dit Delaunay enferme emprisonne le formes. Le fait d’autant plus frappant que le dessin ou la griffe le griffent chez artaud donne le sentiment de contour clos, isolant, qui sépare clairement la figure du reste de la feuille, s’éparation d’autant forte qu’il n’y a aucune indication sur l’espace et la tête est posé sur la surface avec le même statut de signeque l’écriture. (chez Giacometti les rature peuvent dépasser la tête, chez A les rature renforcent le sentiment de la fermeture, car elle donnene tle sentiment qu’il s’agit de façon de dedoubler ces lignes. Si la tête chez bacon est le devenir animal chez artaud ses visages sont l’avenir mort, le devenir crane. de l’homme. Là ou chez bacon la tête s’ouvre se décompose chez A on a l’impression que la tte se condense sur elle même se tetrecit, devient de plsu en plus dense, (d’ou l’importance de la soudure) un peut comme le tetes raitriraict et reduites à l’essentiel chez les indiens. au même temps la tête est ouverte à travers le cou. Quand les corps les figures, comme le dirait Michaux, “vont se déboîter de leurs limites…s’en vont retomber dans l’agitation de la matière” le visage, avec ses lignes tranchantes, tracés au vif dans tous le sens du terme, ces visages font apparaître comme un résidu final, après filtrage de tous les possibles et qui ne peut pas être éliminé. Le visage est le reservoir d’images<<; Le corps est dans l’excés, le visage dans le retrait. mais, contrairement au corps sans organes, il s’agit des visages sans corps, comme on dit en anglais, without des visages avec le sans corps, car l’absence du corps est parfaitement visibles, avec ses visages tranchés ou le coup s’ouvre sur leur absence. Il y violence dans with out. comme dans l’abstraction. Le visage reste malgré tout une partie du corps qui controle le reste du corps, la seule partie qui peut encore témoigner de la non aliénation de Artad. Cependant, on a l’impression qu’il faut un effort exceptionnel pour garder ce visage en une seule pièce car on a toujours le sentiment que le resultat est recollé, saturé, comme s’il fallait des moyens d’assemblage pour le tenir ensemble. Homme regardez vous dans le papier. En effet, le seul visage possible de A se trouve dans ses papiers