Les personnages au visages abolis A partir de 1933 fléche qui indiquait le mouvement, est pointée vers le bas, l’oeuvre est inscrite sous le sceau de la chute. l’écriture devient signe une oeuvre en sursis suspendu mais avec quelle légèreté en 1933 K fuit l’allemagne pour finir paradoxalement sa vie dans sa ville natale comme exilé de l’intérieur les tableaux se transforment en cris d’alarme ou l’histoire ne sintruit pas mais les envahit l’aveau d’une détresse comme d’une impuissance modification thématique qui va de concert avec modification stylistique signe d’un grand artiste lignes ininterrompues qui se croisent entrecroisent forment des noeuds La ligne est devenue incisive agressive, comme ciselant un métal, elle est ligne et matière. la ligne qui délimité comme le cadre. le visage est constitué de la même écorce que le reste du corps. la ligne souple et musicale devient agressive et anguleuse la maitère aérienne devient rugueuse. monde en lambeau ou histoire rapiécée désespoir d’homme ou désespoir de peintre, les deux se confondent décomposition du monde et décomposition de l’art vont de pair. La mémoire, le temps de la mémoire est lacérée par le présent. A quoi sert de recréer d’anciens instants de fusion dans un monde ou toute fusion est impossible. Ce présent sans avenir ruine le passé et sa mémoire. Toute nostalgie devient dérisoire, toute odeur d’enfance se dissout dans les fumées de l’histoire. L’histoire se livre comme le fantôme de l’histoire. un monde de la guerre naissante de la naissance de la peur. le vide de la toile reste vierge sans espoir, joue sur le manquemutation de structure altération de matériau soleil noir une tache noire appelée à grandirun astre solitaire et froid Le paradis de klee se transforme en 1936 Klee execute que 36 oeuvres. le souvenir d’un cauchemar mais un cauchemar à venir. les couleurs crépusculaires. la surface est pargagée en champs rectangulaires. le paradis s’estompe élément motifière et son introduction Klee sent le temps qui passe et se raccourcit Des bribes de formes, les structures deviennent plus rigides, les personnages sont confiés aux strucures plus rigides, plus oppressantes. mais qui semble plus désordonnée le tout semble plus enfermé hiéroglyphes l’histoire est devenue l’arrière fond Se hâter face à la mort. des ruptures deviennent de plus en plus visibles dans ces signes Eclipse de l’être Pour dire l’urgence et la panique, Klee transmue ses hiéroglyphes en graffiti, l’harmonie de ses couleurs en agressivité. Tout se passe comme si le thème et son expression picturale se rétracaint devant la présence de l’histoire. les oeuvres se défendent en se durcissant. La puissance de destruction Le savant figé dans une expression d’inquiétude. Ce sant es, n’en doutons pas, un autoportrait, mais il est aussi le portrait d’une époque qui s’achève, une époque qui se recroquevielle sur elle-même, sans panique mais avec inquiétude. L’inquiétude est vécue d’intérieur, retenue et non exprimée. l’écriture de Klee se raidit, les tableaux émanent une impression de crispation qui corrobore la compréhension du thème. la ligne des sourcils. Le tableau devient huis clos, la transposition d’un monde intérieur. ici c’est l’idée de l’enfermement qui domine, l’idée de rétrécissement de l’espace alentour comme si l’espace vital, l’espace poétique habité par Klées’amenuisait d’instant en instant. L’image se rétracete, se rétrécit. se condensel’intérieur et l’extérieur se confond.
Klee remarques
Art et inquiétude historique