Arrivée à Atlanta. Un long séjour à la douane, à cause de passeport avec des visas de Cuba et d’Égypte. Recherche de l’hôtel, dans le downtown, malgré les interdictions de tous les américains croisés, qui considèrent ce geste comme un suicide officiel. Malgré tout, l’hôtel très cher, qui correspond à deux semaines de vie en Amérique de Sud. Le lendemain, promenade toute la journée. Le matin et le soir, il y a que les joggers dans la rue, enfermés avec leur walkman, comme si cela garantissait un no man’s land dans lequel il ne se feront pas attaquer. Arrivée tard le soir à Guatemala. Enrico, avec ses shorts, un peu rond, m’attend. Il est adorable et bavard. Un tour rapide de la ville la nuit. Je suis enchanté par le côté mystérieux, mais pas grand chose à voir. Tikal, un merveilleux site archéologique, aussi important que ceux au Mexique, mais plus sauvage, plus espacé. Une heure au bord du bateau, qui suit la forêt, presque un jungle. Une vision paradisiaque. j’arrête le bateau, je descend. Déception, la nature n’est pas accueillante. Impossible de pénétrer dans la forêt. Je repars vers Livingstone (I presume) une ville des négros, qui fait penser à une petite Nouvelle Orléans, avec des gens en arrêt total, qui boivent lentement sous un soleil d’enfer. Retour à Guatemala City et par la suite visite du marché indien énorme, à quelques heures de la capitale, d’une variété de couleurs extraordinaire. Une nuit à Antigua, la plus vieille ville de G, aux maisons coloniales merveilleusement conservées; avec des rues pavées et qui devient mystérieuse la nuit. Début de la descente vers Panama. Traversée de Nicaragua et de Salvador, totalement distroy, malgré une très belle nature. Des villes fantômes. Des heures et des heures de bus, parfois en stop. Des heures aux frontières, sans aucune logique, ou des centaines des personnes font de commerce et de contre bande. Une semaine à Costa-Rica, dans une nature splendide avec des forêts qui semblent comme des tapis épais, avec des vision d’une Suisse, mais une Suisse couverte de végétation tropicale; Traversé de la frontière de Panama, un ancien pont ferroviaire, troué partout, à une cinquantaine de mètres de hauteur; une véritable frontière à l’ancien. En bus, pratiquement toute la nuit, arrivé à Panama City. Chaud, chaud, chaud, grande déception de canal de Panama, où les énormes bateaux passent lentement et les badauds et les touristes comme moi le regardent bêtement. D’accord, il y a les écluses, Et après ? En avion vers la Bolivie. Arrivée à Sucre, une vieille ville coloniale, d’un charme fou, un lieu idéale à flâner. Après Potosi, la ville des mines. Une journée de maladie des hauteurs. Visite d’un lieu avec des traces de dinosaures. Spectaculaire. Une longue traversée en bus vers le désert de salines, avec un paquet des israéliens. Trois jours dans le désert. Une des expériences les plus fortes du voyage. Quelques heures de marche seul dans le désert, le plateau le plus grand au monde. Une lumière blanche qui dissout tout. Impossibilité d’enlever les lunette de soleil. Tout semble absolument immatériel, on dirai Rothko dans la nature. Pour un positiviste comme moi, l’expérience le plus proche d’un sentiment mystique. Au milieu du désert une sorte d’une petite montagne, une île couverte des cactus géantes, dont je ne soupçonnais pas l’existence. Un royaume pour Abû Shakra. Par la suite en train vers La Paz, une ville entourée des montagnes. Des matinées et des soirées avec des vues sur les montagnes, couvertes des petites maisons. Des promenades dans ces montagnes, aux couleurs et aux formes extraordinaire. Une descente assez effrayante avec un mountain bike. Départ pour le Pérou. Arrivée à Arequipa, l’équivalent péruvien de Sucre. Un lieu magique par sa tranquillité. Une excursion dans le canyon proche de la ville, couvert des terrasses, qui forment des courbes interminables, à la japonaise. Des condors, de loin et assez décevant. En avion vers Cuzco. Encore une ville coloniale mais d’une richesse extraordinaire. Une quantité importante d’églises et des vieux hôtels splendides. Train vers Mitchou-Pitchou, arrêt au 37 kilomètre et une traversée de deux jours sur le chemins des Incas. L’arrivée époustouflante non seulement à cause de la ville mais aussi, et peut être surtout à cause de sa localisation, en haut d’une montagne, entourée d’autres montagnes. Un après midi dans le site et le soir dans une petite ville, qui semble sortie d’un western. Retour à Cuzco et départ vers Lima. La ville peu intéressante, sauf un quartier ancien et excentré, qui dégage une sensation extraordinaire de nostalgie. En avion vers Santiago, une ville sans charme. Une journée à Valparaiso, une ville mignonne, mais d’une réputation surfaite. Départ en “taxi” rempli à bord vers les dessins dans le sable qu’on peut voir qu’en avion. Intriguant. Traversée en bus de moitié d’Argentine (en largeur). Tout change. Les déplacement, les hôtels, les renseignements, deviennent moins compliqués, plus de type occidental. Buenos Aires. Retrouvailles avec Carine et départ immédiat à Ushuaia. Une arrivée extraordinaire, des centaine des kilomètres des forets, en plein été indien. Des promenades dans le coin et une balade en bateau pour voir les sea lions, amassés par des centaines sur une île. Remontée vers les glaciers. Une promenade en bateau parmi les glaciers, un univers pétrifié à la Friedrich, et une promenade vers le glacier qui se décompose systématiquement, avec des énormes morceaux qui tombent avec un bruit inquiétant. Remonté vers le nord, où on voit une colonie des pingouins, des êtres étranges avec un regard un peu bête. Retour Buenos Aires et un séjour d’une semaine avec des cours de tango, des balades, des achats. La ville attachante sans être vraiment belle. Carine repart. Une journée à Montevideo, une ville surannées, un peu comme Lisbonne. En avion vers le nord-est d’Argentine. Quelques jours de marche dans une mer des montagnes interminables, avec une palette de couleurs et formes qui changent d’une minute à autre. Avec les salines l’expérience le plus fort. On dirait le Néguev multiplié par mille, sans limites. Les villes pas belles, sauf Salta, une ancienne ville, qui permet de m’arrêter un peu. Une journée à Paraguay, un pays d’une extrême pauvreté, encore plus que Pérou ou Bolivie, car moins de touristes. Visite des mission jésuites, des merveilleuses architectures, moitié détruite, dans un paysage idyllique, complément isolé. Une journée en bus pour le Brésil. Arrivée aux chutes et deux journées de marche de deux côtés de la frontière. Visions spectaculaire de l’eau du près et du loin Et en plus, il pleut. Une autre journée en bus pour Saint Paulo. Pas aussi moche qu’on dit. Et loin d’être aussi violente. (pour moi, au moins) La biennale de St Paulo. Bien, sans plus. Séjour chez la bonne bourgeoisie française. Vol vers Brasilia, très vite et très décevant. L’architecture semble démodée et la ville sans âme. Il fallait voir pour être déçu. Quelques jours dans les villes baroque. Des splendeurs mais que tu connais aussi. Bien, je m’envole à NY et je te laisse avec la bande dessinée. Ouf.