Il y a des dates qui comptent dans l’histoire de l’art. 1905 est à la fois l’année de la fameuse Cage aux fauves au Salon d’automne à Paris et de la fondation à Dresde du groupe Die Brücke, assimilé au début officiel de l’expressionnisme. Coïncidence chronologique, qui permet aux nombreux spécialistes, des deux pays d’entamer des querelles stériles sur la primauté de chacune de ces tendances artistiques dans l’invention de la modernité. Une discussion interminable car les fauves comme les expressionnistes prennent des libertés avec le visible et emploient des couleurs arbitraires et dissonantes. Cependant, on verra que même si les œuvres ont des caractéristiques plastiques communes des oeuvres encrés dans un contexte socio-politique radicalement différent, aboutirait aux résultats différents dans leur nature profonde. La première différence, au moins dans ses débuts, sont qu’il s’agit d’un groupe avec le Brucke et dans le cas des fauves d’un style. De même,, il est significatif que ces deux appellations aient des fondements différents La première, fauvisme, est imposée de l’extérieur, par un critique qui découvre un style commun chez plusieurs artistes exposés ensemble. . L’anecdote de titre fauves appartient au critique d’art, Louis Vauxcelles qui 1905 reste étonné par les couleurs saturés de ces artistes (Matisse Derain, Vlaminck, Van Dongen (Marquet expose une sculpture classique, s’écrie “la candeur de ce buste surprend au milieu de l’orgie des tons purs : Donatello parmi les fauves”) Contrairement à la légende V est un des rares qui defend les fauves mais ce titre prend rapidement des connotation négatives. Toutefois, il ne s’agit pas d’un véritable groupe mais d’une tendance artistique qui ne date pas de 1905 mais commence déjà avec Gaugin ou les post impressionnistes (la femme au chapeau de Matisse) Les fauves partagent certains principes artistique, sans toutefois les énoncer (pratiquement pas des écrits théoriques, un problème pour les 20 siècle) et qui exposent parfois ensemble et même parfois travaillent en semble en couple comme matisse et derain mais ils sont loin de la volonté explicite de former un groupe.

Mais regardons maintenant les mages. Derain reflets et compagnie Nolde mer d’automne, 1910 aspect dramatique totalement absent chez les fauves touche tourmentée et libre qui renvoie à la fois à Van Gogh Munch et son icone connue en Allemagne de 1893 le Cri Si je vous montre le cri d’ailleurs c’est pour mentionner un des sources essentiels de l’expressionnisme, mais aussi parce que ce titre pouvait etre le crédo de l’expressionnisme car ce mouvement cherche souvent un effet choc un effet immédiat, bref un cri. On peut dire qu’on peut ou l’aimer ou détester, il est difficile, voir impossible de rester indifférent face à une oeuvre expressionniste. Qui plus est le terme reste très different de fauvisme. Les audaces fauves s’inspirent directement des recherches des générations précédentes, surtout celles des néo-impressionnistes et de Gauguin. Ainsi, les premiers travaux de Vlaminck ou de Derain, partagent la même division des couleurs et le principe des complémentaires. Cette parenté explique probablement une gamme chromatique saturée, plus lumineuse et plus éclatante que celle des expressionnistes. Par la suite, les touches, de plus en plus éloignées les unes des autres, deviennent taches ou aplats et les contrastes s’enhardissent. Plus important encore, malgré les changements stylistiques, l’iconographie fauve avoisine avec celle inaugurée jadis par les impressionnistes. Des paysages où, ports et bords de mer jouent un rôle privilégié, restent leur thème principal. On peut comprendre le critique voir les couleurs criardes mais qui n’ont pas le même impact sur nous(il faut toujours garder une double vision, de notre période et de la période de l’évenement, un tableau doit être toujours interprété au moins dans cette double optique) Couleurs contrastés mais aussi décomposition par la couleur qu’on vera à la suite chez les cubistes par la ligne. C’est qui est intéressant que dans la différence de deux années, deux scandales éclatent, celui de la couleur arbitrarie, autour de fauves, et celui de la forme qui commence sa deconstruction avec les cubistes. Les fauves avec le cubistes, comme les deux versants de l’évolution face à la fidélité vis à vis de la nature, qui passe par la couleur ou par la ligne. Le premier passage est par la couleur, considéré comme le maillon faible, (variable selon la lumière, moins stable, employé de côté du maquillage, de l’illusion, tandis que la ligne, ou plutôt le contour considéré comme l’unité structurante, le squelette de la forme) Il est évident que cette séparation restent souvent trops schématique (voir Braque Ciotat, L’esttque, Mais, les audaces fauves s’inspirent directement des recherches des générations précédentes, surtout celles des néo-impressionnistes et de GauguN.(le jour de Dieu 1894) Chez eux, par contre, considéré comme l’importance de la couleur chez les fauves, avec des sujets plus habituels, moins exotiques, un déplacement vers le connu, contrairement à Gauguin qui avait besoin de se déplacer vers une autre culture non européenne pour les trouver. Les audaces fauves - la division des couleurs et le principe des complémentaires - s’inspirent directement des recherches de ce type et celui de néo impressioniste. Puis, des touches de plus en plus éloignées les unes des autres, deviennent taches ou aplats, la gamme chromatique, lumineuse et éclatante, plus saturée. Avec Luxe, calme et volupté il s’agit, tableau-manifeste de Matisse, un équivalent pictural de l’univers hédoniste imaginé déjà par Baudelaire. Les femmes, réduites à des traits composés à partir de petites touches, s’intègrent dans une composition dont l’ordonnance des surfaces, la maîtrise parfaite de l’arabesque, produit toute la valeur décorative et la sensation de l’harmonie. Toute activité érotique n’est autorisée qu’à condition d’être situées dans un univers mythologique, où nymphes et bergers se promènent avec le même naturel qu’Adam et Eve avant la chute. Il est intéressant de comparer ce tableau avec trois baigneuse de Schmidt-Rottluff 1913. A côté du paysage idyllique de de matisse on a ici une nature nettement plus sauvage, plu touffu. A la sensualité détendu, sublimée se substitue un érotisme plus brutal. La taille des figures, qui ont tendance à recouvrir l’ensemble de la toile, limite l’effet de mouvement. Ces femmes géantes, aux formes sculpturales, emprisonnées dans un cadre étroit, créent un effet d’une étrange d’immobilité. Au premier plan, des plantes d’une taille démesurée, aux formes acérées, forment un écran qui protège les corps plantureux du regard du spectateur. La fusion rêvée avec l’univers naturel prend ici des accents inquiétants : dans ce paradis, les corps sont comme offerts à une nature dévoratrice. Par la suite, les touches, de plus en plus éloignées les unes des autres, deviennent taches ou aplats et les contrastes deviennent plus fort.. Distance, mais aussi d’interventions de couleurs de plus en plus arbitraires, qui s’affichetn tant que telles, s’affirment davantage comme couleur dans leur rôle décoratif et non pas descriptifs. En autre termes, le regard est attiré par ces plages des couleurs avant de déchiffrer les formes qu’elle représentent. Ici vous pouvez reculez tant que vous voulez, on n’assiste pas à une fusion optique et les couleurs ne s’accordent pas entre elles (une arbre n’a jamis ces couleurs) derain le vieil arbre 1905 l’estaque trois arbres 1906, Vlaminck les arbres rouges 1906 Derain reflets du soleil sur la tamise 1906 Pour Matisse, l’expression n’est pas dans la psychologie des personnages mais dans l’organisation plastique du tableau. Parlant d’un de ses portraits, il déclare je ne fais pas un portrait je fais un tableau. 1905 Portrait de Derain par Matisse avant tout un choc chromatique qui correspond à la période le plus typiquement fauve de Matisse. Chez les Brucke, dont les client étaient rares, il s’agit souvent des autoportraits, mis dans une situation sociale plus ou moins difficile,dans un contexte particulier. Non pas que toute cette peinture soit la quête d’un Éden intemporel. Les paysages orageux de Vlaminck sont loin des visions apaisantes d’un midi baigné de soleil et La Danse de Derain (1906) est une toile dont le vitalisme n’est pas loin de la sauvagerie de Nature morte aux Danseuses (1913)de Nolde. Cependant, tout laisse à penser que l’importance du décoratif dans les compositions fauves ne laisse que peu de place aux aspects sociologiques ou psychologiques. Ce que pour les artistes français, engagés dans une démarche formelle, le sujet semble avant tout être un prétexte à des recherches picturales les participants de Die Brücke, souvent à la recherche d’une émotion forte, visent non à reproduire l’impression faite par le monde extérieur mais à imposer à la représentation de ce dernier la sensibilité propre à l’artiste. Les déformations, les traits incisifs qui forment des contours anguleux interdisant toute possibilité de contact, les couleurs stridentes et agressives, le mouvement saccadé, forment un univers où tout hédonisme fauve est exclu. Lumineuse et qui fait l’impasse complet sur les considérables signes de misère de l’espace urbaine et ses parite moins glorieuses. La ville est comme une palette qui permet d’étaler des coulerus et l’exemple de Duffy la rue parvoisée 1906 reprend la vision impressionniste ou les tableau ne sont que une surface colotée qui ne signifie rien d’autreQuand Derain va à londres en 1906 il ne voit que la promenade au bord de la tamise ou quand matisse représente la ville c’est n’est qu’un perspective à travers la fenêtre d’atelier, comme une bocale des poissons, un travail sur les couleurs et sur une perspective tronquée et ou les personnages sont absents. Kirchenr, Grosz,