Deux expositions offrent un aperçu saisissant d’art hongrois. Villeneuve d’Ascq présente une centaine de fameux photogrammes de Moholy-Nagy, des images-mirages obtenues par le simple dépôt d’objets sur un papier sensible. A ses côtés, des jeunes artistes magyares (Agnes Szépfalvi et Csba Nemes, Andras Ravasz, Tamas Komoroczky) manipulent des images (peintures, photographies, vidéos) mais aussi des sonorités qu’ils incorporent dans leurs installations. Au Fresnoy, Attila Csörgo, conjuguant la précision d’un ingénieur d’inutilité publique à la performance d’un jongleur des vides, fabrique des constructions arachnéennes, à mi-chemin entre une mécanique de haute précision et les dérèglements organiques de la nature.